À propos

Dans la lumière sous halogènes de la galerie-vitrine, ou brinqueballées dans un garage pour le rituel des portes ouvertes, ou suspendues en pluie dans un jardin buissonnier, les architectures nomades de Katia Lafitte ne se laissent pas enfermer. Elles sont hors échelle et hors temps, vous transformant, vous spectateur, intrus autant qu’invité, en géant aux grands pieds ne pouvant chausser leurs délicates pointures, ou au contraire, en nains de jardin qui n’atteindrez jamais leurs forteresses hautaines.

Ne croyez pas qu’elle vous fera pénétrer dans son atelier où elle s’est mise elle-même au secret. Son bric-à-brac révèle monts et merveilles à ses yeux seuls. C’est de briques et de broc qu’est fait l’humus qui la fertilise, l’écume de ses jours. Maisons empilées dans des cataclysmes minuscules, outils aux écailles de glaise rouge, cartes postales de lointaines mauritanies, photos épinglées, échantillons sans mode d’emploi, reliquaires, petites poupées des 4 coins du monde, cailloux étranges… Vous aussi, vous empilez et collectionnez ? Alors écoutez ce que disait avec amertume un ami de Miró : « Quand je ramasse un caillou, c’est un caillou . Quand Miro ramasse un caillou, c’est un Miró ! »

Elysabeth Amzellac Augé

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